Petit sondage rapide de la performance des deux candidats à la présidentielle hier soir lors du grand débat :
1/ Qui a fait preuve d'écoute et de respect de son concurrent ?
Réponse : Nicolas SARKOZY
D'un côté un candidat toujours respectueux, poli, reconnaissant les qualités de Ségolène ROYAL, de l'autre, une candidate agressive, attaquant personnellement Nicolas SARKOZY, hautaine, refusant de se «
rabaisser » à qualifier son concurrent.
2/ Qui a répondu aux questions qui étaient posées ?
Réponse : Nicolas SARKOZY
La spécialité de Ségolène ROYAL hier soir était de ne jamais répondre aux questions posées par les journalistes, exaspérant ainsi PPDA : «
si vous ne répondez pas aux questions ... ». Par exemple, à une question sur le logement et la santé, elle répondait sur l'investissement et sur les entreprises, n'en faisant qu'à sa tête. C'est là encore la preuve d'un manque d'écoute et de respect vis-à-vis de ses interlocuteurs et des téléspectateurs.
3/ Qui a fait preuve de calme et de maîtrise de soi ?
Réponse : Nicolas SARKOZY
Nicolas SARKOZY a su rester serein malgré les attaques personnelles et a continuellement calmé le jeu, tandis que Ségolène ROYAL perdait ses nerfs accusant Nicolas SARKOZY d' «
immoralité politique ». Selon un spécialiste du comportement, dans le Parisien ce matin : «
Royal a perdu les pédales ». Le vainqueur au final « c'est incontestablement Sarkozy ».
4/ Qui a des propositions concrètes, précises et financées ?
Réponse : Nicolas SARKOZY
Extrait du Parisien qui suffit à lui-même : «
Alors que Royal déroule son projet d'augmenter les petites retraites, son rival l'oblige à préciser : « comment vous financez cette augmentation ? » « Je vais vous répondre », hésite Royal. Avant de lâcher : « en créant un fonds ». « Comment vous l'abondez, ce fonds ? » Acculée, Royal lance : « Par une taxe sur les revenus boursiers » « Combien vous mettez dans ce fonds ? » « Je vous donne des principes » élude-t-elle ». No comment !
5/ Qui a le courage de faire des choix et de prendre des engagements ?
Réponse : Nicolas SARKOZY
Sur les 35 heures, les retraites, et sur la plupart des sujets économiques et sociaux, Ségolène ROYAL s'en remet à la négociation des partenaires sociaux. Nicolas SARKOZY lui aussi prône le dialogue social, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une vision de notre économie et de notre société et de s'engager clairement vis-à-vis des Français sur la politique qu'il proposera demain. Ce n'est pas Ségolène ROYAL qui hier soir a rassuré les Français qui attendent de l'action, des réformes, de la transparence.
6/ Au final, qui est le plus compétent pour être Président de la République ?
Réponse : Nicolas SARKOZY
Precisions sur l'enervement sur les handicapes : la demagogie et les contre verites de Madame Royal
Le ministre de la Santé Philippe Bas a affirmé jeudi dans un communiqué que Ségolène Royal avait
"asséné des contrevérités" lors du débat télévisé mercredi soir, soulignant que "160.000 enfants handicapés ont été scolarisés à la rentrée 2006", contre "90.000" en 2002.
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Il n'est pas acceptable qu'une candidate à la présidence de la République assène des contrevérités sur un sujet aussi grave", dit-il, "
les chiffres sont parlants : en 2002, il y avait moins de 90.000 enfants (handicapés) scolarisés dans l'école de leur quartier, à la rentrée 2006, ils étaient 160.000".
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De plus, 20.000 enfants handicapés bénéficient d'un accompagnement individualisé", affirme le ministre, contre "4.000 en 2003".
M. Bas rappelle par ailleurs que "
grâce à la loi du 11 février 2005, tout enfant handicapé peut désormais être inscrit dans l'école ou l'établissement de son quartier, cette inscription est de droit". "Rappelons, ajoute-t-il, que
Mme Royal, comme les autres députés membres du Parti socialiste, ont voté contre cette grande loi de la République".
Mme Royal a affirmé mercredi soir, en réponse à Nicolas Sarkozy qui s'est engagé à créer "un droit opposable" à la scolarisation des enfants handicapés, que "la suppression du plan Handiscol" de 1999 avait bloqué la progression du nombre d'enfants handicapés intégrés en école ordinaire.